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vendredi 31 août 2012

68ème cérémonie de la libération de Sens


Mardi 21 août 2012 à 18 heures
(Monument aux morts) 

Monsieur le Sous-Préfet,
Madame le Député,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les Présidents des associations d’Anciens Combattants,
Mesdames et Messieurs les Anciens Combattants,
Mesdames, Messieurs, chers concitoyens,


Depuis 68 ans, la date du 21 août est, chaque année à Sens, un moment de liesse et de recueillement.

De liesse car il n’existe aucun événement plus exceptionnel à célébrer que la liberté retrouvée d’un peuple qui en fut privé durant de longues années, dans des conditions de misère et de détresse.

De recueillement, aussi et surtout, car cette liberté aura coûté la vie à des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, qu’ils aient péri dans les camps, les centres d’internement, sur les champs de bataille, dans les prisons de la Gestapo, dans nos maquis, ou sur les plages françaises lors des débarquements.

En souvenir de ces années douloureuses, nous ne pouvons aujourd’hui que saluer le courage de tous ceux qui se sont battus avec autant de détermination pour nous offrir la France libre dans laquelle nous avons la chance de vivre aujourd’hui.

Et ici, à Sens, les grandes âmes n’ont pas non plus manqué. C’est pourquoi il me tient tant à cœur de leur rendre hommage chaque année avec cette cérémonie commémorative qui nous rassemble aujourd’hui. Ceux qui parmi vous ont connu l’Occupation, ceux qui parmi vous ont perdu un être cher, ceux qui parmi vous se sont engagés dans la Résistance, savent combien la gravité des événements force au dépassement de soi et à lutter pour la vie, pour la liberté, pour la paix.

C’est pourquoi je crois qu’il y a, plus que jamais, nécessité à entretenir le souvenir de cette période tragique de notre histoire, qui nous a donné à éprouver le pire.

Des souvenirs qui restent encore très vivants dans les esprits des plus anciens d’entre nous, et qui doivent servir aux nouvelles générations qui grandissent dans les turbulences d’un monde où la violence et les hostilités font encore trop souvent partie du quotidien.

Aujourd’hui, à travers le monde, il est encore des terres occupées. Il est des peuples opprimés. Il est encore des idéologies, des régimes qui entendent imposer par la violence et sous la contrainte, leurs conceptions, leurs règles de vie.

Nous devons lutter, concentrer nos efforts pour porter haut les valeurs pacifiques qui nous sont chères. A nous d’entretenir la mémoire et de brandir le souvenir comme le symbole de notre liberté actuelle.

 

Ces heures noires vécues par nos arrières grands-parents, nos grands-parents, nos parents pour certains, doivent nous permettre d’ouvrir les yeux sur la chance que nous avons de vivre dans une démocratie, et nous donner l’envie de la préserver, tant que faire se peut.

La France n’a pas gagné sa liberté du jour au lendemain. Sens n’a pas non plus été libérée en un jour.

 

De même, jour après jour, avec patience et détermination, nous pouvons, ensemble, construire un futur serein où nos familles et nos enfants auront plaisir à vivre.

 

C’est ce que je m’attèle à faire, avec le soutien de mon équipe municipale, pour offrir aux Sénonais un cadre de vie digne de leurs attentes, tant dans le respect des lois, de la paix, que du bien-vivre ensemble.

 

Mais l’esprit de démocratie, le respect des droits de l’homme que tant d’hommes et de femmes ont défendus lors de la Seconde guerre mondiale ne sont pas des acquis immuables. Ils doivent se travailler, se désirer ENSEMBLE.

 

Préserver nos droits signifie que tous les citoyens doivent avancer, ensemble, dans la même direction : celle d’un pays libre.

 

Merci à vous tous, présents ici-même, pour raviver la mémoire de nos disparus au champ d’honneur.

 

Remercions-les de cette liberté chèrement retrouvée, et rendons hommage à nos libérateurs en construisant, ENSEMBLE, un futur serein dans lequel nous pourrons vivre en paix.